Transmission neuromusculaire NMT 

 

Selon les estimations, l’incidence de la curarisation résiduelle post-opératoire (PORC, Post-Operative Residual Curarization) dans les unités de soins post-opératoires peut atteindre 45 % après une seule injection de relaxant musculaire1. Étant donné qu’environ 230 millions de patients subissent une intervention chirurgicale lourde chaque année, on peut considérer que 100 patients par minute souffrent d’inconfort, d’une capacité de ventilation réduite, de vision double et d’un risque d’aspiration multiplié par 4 ou 5 (voir l’illustration X). Ces effets résiduels ont des conséquences cliniques et peuvent entraîner des complications qui risquent de prolonger la durée d’hospitalisation, en particulier pour les populations vulnérables comme les patients obèses.

Seule une mesure quantitative permet de déterminer de manière fiable la récupération adéquate suite au blocage neuromusculaire, indiquée par un Td4>90 %. Après la mécanomyographie (MMG), le rapport de Td4 (en anglais TOF, train-of-four) par EMG constitue une norme d'excellence alternative pour détecter le blocage neuromusculaire en environnement clinique, et n'est pas interchangeable avec le Td4 par accéléro-myographie (ACG).

Les études publiées sur le sujet indiquent que la mesure quantitative de la transmission neuromusculaire est la seule méthode recommandée pour le diagnostic des blocages résiduels1. La mesure de la transmission neuromusculaire (NMT) peut aider les médecins à optimiser les dosages pendant l’anesthésie1, ainsi que la récupération et la prévention des complications respiratoires dans les unités de soins post-opératoires.

1. Residual neuromuscular block: lessons unlearned. Part I: definitions, incidence, and adverse physiologic effects of residual neuromuscular block. Murphy and Brull. Anesth Analg. 2010 Jul;111(1):120-8
2. Residual neuromuscular block: lessons unlearned. Part II: methods to reduce the risk of residual weakness. Brull et al. Anesth. Analg. 2010 Jul 111(1): 129-40
3. Monitoring and pharmacologic reversal of a nondepolarizing neuromuscular blockade should be routine. Miller et al. Anesth. Analg. 2010 Jul; 111(1): 3-5
4. An ipsilateral comparison of acceleromyography and electromyography during recovery from nondepolarizing neuromuscular block under general anaesthesia in humans. Liang et al. Anesth Analgesia 2013 Aug; 117(2):373-9
5. The implementation of quantitative electromyographic neuromuscular monitoring in an academic anaesthesia department. Todd et al. Anesth Analg. 2014 Aug; 119(2):323-31

L’électromyographie (EMG) consiste à enregistrer l’activité électrique au niveau de certaines fibres musculaires en réponse à une stimulation du nerf cubital.

La cinémyographie (KMG, Kinemyography) utilise un capteur mécanique et quantifie la réponse mécanique en mesurant les mouvements du pouce via un capteur piézoélectrique, qui convertit les mouvements physiques en signaux électriques.

Téléchargements: Recommandations relatives à la bonne utilisation des équipements GE de monitorage de la transmission neuromusculaire (Document écrit en Anglais),and NMT quick guide (Document écrit en Anglais).